Jeune professeur agrégé, je venais d'être nommé à Paris. Pour m'éviter
d'avoir à payer un loyer, mes parents, qui habitaient la province, avaient
préféré m'offrir un petit appartement, en toute propriété. Jusque là, ma
vie avait été celle d'un étudiant sage et studieux, fils unique à la charge
de mes parents, sans véritable responsabilité. C'était la première fois que
j'étais vraiment autonome, j'avais une paye confortable, et j'étais bien
décidé à profiter de ma liberté. N'ayant aucun goût pour les travaux d'
intérieur, j'ai décidé d'engager une femme qui viendrait trois après-midi
par semaine pour faire mon ménage. J'ai pris la première qui s'est
présentée.Sophie avait une trentaine d'années. Brune, pas très grande mais robuste,
les attaches épaisses, c'était une jolie femme, coquette, les hanches
larges, la poitrine avantageuse. Très ouverte, elle bavardait constamment
en travaillant, et c'est ainsi que j'ai appris qu'elle avait été élevée par
la D.D.A.S.S., qu'elle ne se connaissait aucune famille, et qu'elle vivait
chichement de ménages et de petits boulots. Son enfance n'avait pas été
facile, elle avait été ballottée entre foyers et familles d'accueil qui
la considéraient plus comme une servante que comme une enfant. Son seul bon
souvenir était celui d'une nourrice affectueuse et caressante qui,
malheureusement, était décédée alors qu'elle n'avait que sept ans. Elle
avait fugué à plusieurs reprises, s'était retrouvée à la rue, avec toute
l'insécurité que ça impliquait pour une fille. Elle avait connu des moments
très difficiles, et avait plus d'une fois dû se battre pour subsister.
Mais elle n'en faisait pas une montagne, et loin de s'apitoyer sur elle-même,
elle en plaisantait, et me racontait tout ça en faisant le ménage, sans
jamais perdre sa bonne humeur. Finalement elle s'en était sortie, et elle
habitait maintenant un minuscule studio meublé, pas très loin de chez moi.
En veine de confidences, elle m'a même confié qu'elle venait de larguer
son dernier petit ami, qui d'après elle, était “vraiment trop con”!
Moi je l'écoutais, je la trouvais intéressante et sympathique, et j'étais
amusé par son bagou. Je ne suis pas trop hardi avec les femmes, mais je
me suis senti tout de suite à l'aise avec cette fille exubérante et rieuse.
Elle n'a pas été insensible à mes timides avances, elle les a même
suscitées, et moins de deux semaines après son embauche, elle était déjà
dans mon lit ! La plupart des femmes sont plutôt passives en amour, mais
ce n'était pas le cas de Sophie ! Cela ne me déplaisait pas du tout, au
contraire ! Surtout qu'à l'époque, sans être vraiment puceau, je manquais
encore d'expérience. Jusqu'à là, mes études avaient mobilisé l'essentiel
de mon énergie. J'avais eu quelques aventures sans lendemain, mais en général
j'étais resté solitaire, alternant continence et masturbation.
En fait, mise à part la “position du missionnaire”, j'étais très
ignorant de la pratique amoureuse. Constatant mon inexpérience, Sophie a entrepris
patiemment mon éducation sexuelle. Elle prenait résolument l'initiative,
me masturbait, me faisait de superbes fellations. Pour la baise, elle adorait
me monter en position supérieure, en amazone. Comme je m'en étonnais, elle
m'a demandé,
« Pourquoi, tu n'aimes pas ça ? »
« Oui, c'est agréable, mais est-ce bien naturel ? »
Elle a ri, et m'a expliqué :
« Bien sûr que c'est naturel ! C'est sûrement beaucoup mieux que le
missionnaire ! Tu n'y perds rien, et moi, je jouis mieux comme ça, je peux
mieux contrôler le rythme. Toi sans ça tu vas beaucoup trop vite ! ».
Je ne demandais qu'à être convaincu. Par des directives précises, par des
pressions sur la base de ma queue, Sophie m'a appris à être moins impulsif,
à prolonger mon érection, et à maîtriser mon éjaculation. C'est aussi elle
qui m'a montré comment utiliser ma langue pour la faire jouir. Elle
appréciait mes efforts, me couvrait de baisers, me disait combien elle
appréciait ma langue, mes doigts et ma verge, qui selon elle était d'une
longueur inusitée.
Bien sûr j'étais flatté, mais au début, je n'attachais pas trop d'importance
à cette liaison avec ma femme de ménage, qui me semblait sans avenir.
Sophie, ardente et passionnée, satisfaisait pleinement mon érotisme, mais
j'étais gêné par son manque de culture, il m'était quasiment impossible d'
avoir un vrai dialogue avec elle sur la plupart des sujets qui m'intéressaient. En outre, ses brusques sautes d'humeur, et surtout sa sentimentalité, me déroutaient un peu. Ses déclarations d'amour étaient très exagérées, et je n'y répondais que du bout des lèvres. Certes il était commode pour moi d'avoir une maîtresse experte à domicile, ça évitait les complications, mais pour moi il s'agissait d'une situation transitoire, et ça ne m'empêchait pas de rechercher une amie plus conforme à mon niveau d’études et à mes goûts artistiques. Et puis, pourquoi ne pas le dire, je
brûlais d'expérimenter mes nouvelles connaissances érotiques avec d'autres
femmes !
Nathalie, avec qui j'ai fait connaissance chez un copain, correspondait
beaucoup mieux à mon type de femme. Cette belle opticienne blonde, fine,
cultivée, partageait mon goût pour la littérature, le théâtre, la musique
classique, et bien d'autres choses encore. Nathalie était du genre réservé,
et il s'est passé pas mal de temps avant qu'on dépasse le stade du baiser
sur les lèvres et du pelotage léger. Enfin, un après-midi, j'ai réussi à
convaincre mon amie de m'accompagner chez moi, et tout semblait marcher
pour le mieux. Ce que je n'avais pas prévu, c'est la brusque irruption de Sophie
alors que nous étions tous deux nus sur le lit, et qu'après des
préliminaires encourageants, je m'apprêtais à pénétrer enfin ma nouvelle
conquête. Ce n'était pourtant pas le jour du ménage, mais Sophie avait
oublié chez moi un paquet de fringues qu'elle venait récupérer. En nous
voyant, elle s'est arrêtée pile, puis elle s'est avancée vivement vers
nous en criant d'une voix aiguë :
« Toi la pute, tu dégages immédiatement ! Rhabille-toi et file ! Fous le
camp, vite ! »
Elle a saisi Nathalie par le bras et, malgré sa résistance et ses véhémentes
protestations, l'a secouée violemment et l'a fait tomber lourdement du lit.
« Mais enfin assez ! Laissez-moi ! Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me
voulez ? », Protesta-t-elle.
« Tu t'en doutes pas, espèce de pute ? Tu dégages, oui ou merde ? »
Nathalie, effarée, tremblante, me regardait, les larmes aux yeux, ne
comprenant rien à ce qui se passait. Je me suis levé, j'ai essayé de m'
interposer, mais Sophie s'est retournée vivement, m'a dit,
« Toi, le joli cœur, ferme ta gueule, on s'expliquera après ! ».
Et avec le tranchant de la main, elle m'a donné une tape très sèche sur
mes couilles nues. J'ai poussé un cri, me suis tordu en deux, et ai porté les
mains à mon bas ventre, tant la douleur était vive. Sophie, sans même me
laisser le temps de me redresser, m'a encore donné deux gifles cuisantes
sur le visage avant de se retourner vers Nathalie.
Ça n'avait duré que quelques secondes, mais j'étais vraiment choqué,
abasourdi. En voyant Sophie bousculer rudement mon amie, j'aurais du réagir,
mais en fait je suis resté sans voix. Curieusement ce n'était pas la fureur
ni l'indignation qui m'envahissait, mais plutôt la peur, et aussi la honte
d'avoir été surpris et giflé comme un gamin par mon irascible femme de
ménage. Le comble, c'est que sur le moment, je me sentais fautif, et que
je “fermais ma gueule”, comme on l'exigeait de moi ! Complètement
paralysé, gêné par ma nudité, je me suis replié sur moi-même, et ai laissé les deux
femmes s'expliquer entre elles, comme si je n'étais pas concerné. Nathalie,
molestée et très humiliée, a fait la moue, sur le point de pleurer, et,
devant mon manque de réaction, son regard s'est durci. Elle a dit simplement:
« OK, j'ai compris, je pars ! Et toi, Stéphane, tu aurais pu me dire plus
tôt que tu n'étais pas libre ! Je te souhaite bien du plaisir avec ta
tigresse ! »
Puis elle s'est relevée, a renfilé promptement ses vêtements, et est sortie
en claquant la porte. Par la suite j'ai essayé de la revoir, mais je n'ai
jamais pu lui reparler, car elle m'évitait systématiquement.
Dès le départ de Nathalie, Sophie s'est tournée vers moi, toujours aussi
furieuse. Les mains sur les hanches, elle s'est avancée vers moi en
grondant,
« À nous deux maintenant, mon coco. Alors dès que j'ai le dos tourné, tu
te mets à recevoir des putes ? »
« Écoute, tu exagères, ce n’était pas une pute ! Qu'est-ce qui t'a pris.»
Pif, paf ! Deux nouvelles mornifles me tombent sur la figure.
« Non mais dis donc, tu me prends pour une conne ? Tu n’étais pas en train
de la baiser peut-être ? Mais ça va pas se passer comme ça, mon bonhomme,
c'est moi qui te le dis ! »
Et encore une gifle en plein sur le nez ! Là c'en était trop, et je me
suis rebiffé, essayant de rendre coup pour coup. Mais dans le combat qui s'est
engagé, je me suis vite rendu compte que je n'avais pas le dessus. Quelle
fable, la prétendue faiblesse féminine ! Je n'ai jamais su me battre, et
surtout pas contre une femme. Sophie, bien qu'un peu plus petite que moi,
est néanmoins plus souple, plus robuste. En outre, dans sa jeunesse
tumultueuse, elle a eu l'occasion de se roder aux combats de rue. Tous
ses coups me faisaient très mal, alors qu'elle parvenait sans difficulté à
parer les miens.
« Mais enfin, Sophie, arrête ! Tu es dingue ! Je suis tout de même libre
de faire l'amour avec qui je veux, on n'est pas mariés que je sache ! Mais
arrête donc ! Aïe ! Tu me fais mal ! »
Loin de l'arrêter, mes paroles l'excitaient encore davantage. Plus je
protestais, plus elle m'engueulait, et plus les coups s'abattaient sur
moi.
Qu'allaient penser les voisins en m'entendant gueuler comme ça ? En
désespoir de cause, étendu sur le sol, le corps meurtri, ne supportant
plus la douleur, j'ai fini par cesser le combat, me contentant de me
recroqueviller et de protéger mon visage. Peu à peu, les coups se sont
espacés, et j'ai enfin pu respirer. Dès que le déluge a cessé, j'ai
prudemment jeté un coup d'œil vers la jeune femme, redoutant une reprise
de la raclée. Mais à ma grande surprise, Sophie, apparemment calmée, avait
aux lèvres un sourire moqueur. Les mains sur les hanches, elle regardait
fixement ma queue qui - je le réalisais seulement à cet instant - était
raide comme un piquet. Avec une moue admirative et un léger sifflement,
elle s'est penchée vers moi, l'a saisie entre deux doigts, et l'a agitée
délicatement d'un mouvement circulaire :
« Eh bien dis donc, mon lapin, ça te fait de l'effet, à toi, une bonne
correction ! On dirait que tu aimes ça, ma parole ! On serait vraiment
con de pas en profiter ! »
Je me suis senti rougir comme une pivoine, mais mon érection était trop
évidente pour que je puisse la nier. Avait-elle commencé pendant la
correction ou après ? J'étais bien en peine de le dire.
Sophie m'a saisi le poignet, m'a aidé à me relever, et m'a entraîné vers
le lit. Je n'avais plus le courage ni l'envie de me défendre. J'étais
terrorisé, profondément humilié, mais en même temps consentant à tout,
dans un état d'excitation extrême. La jeune femme a rapidement baissé son jean
et sa culotte, a retiré le reste de ses habits, et elle est venue s'empaler,
en amazone, sur ma bite dressée. Fasciné, je regardais ses nichons se balancer
juste au dessus de mon nez. Elle était aussi excitée que moi ! Les deux
mains crispées sur mes épaules, elle s'en donnait à cour joie ! Complètement
maté, tout à fait passif, je me prêtais à son jeu, songeant surtout à
retarder mon éjaculation. Et ça a duré un bon moment ! Elle a pourtant
eu un gros soupir de désappointement lorsque, n'en pouvant plus, j'ai enfin lâché
ma giclée. Elle s'est alors emparée de ma pine pendante, l'a prise dans
sa bouche, et a réussi bientôt à lui donner une nouvelle vigueur. Elle l'a
ensuite engloutie dans son vagin avec un petit cri, et nous sommes repartis
pour une nouvelle jouissance encore plus intense que la première. Enfin,
à bout de forces, elle s'est laissée tomber sur le dos, m'a caressé avec
beaucoup de douceur, en me prodiguant des mots d'amour. Elle me parlait
doucement, me disait qu'elle m'aimait, j'étais son chéri, son canard, “son
petit lapin à elle”, et même “sa jolie poupée”. Puis elle
m'a saisi l'oreille, l'a secouée doucement, et m'a dit d'une voix enjouée,
« Mais que je te reprenne plus jamais avec des putes, mon joli, ou sinon.»
Qu'aurais-je pu répondre ? Me prenait-elle pour un gamin, à me tirer ainsi
l'oreille ? J'étais agacé par ses procédés, ces manières de me morigéner
et de me tirer l'oreille comme à un gamin, et aussi par cette sentimentalité
que je trouvais ridicule, surtout après la terrible dérouillée qu'elle
venait de m'infliger. Mais en dépit de tout, je n'arrivais pas à lui en
vouloir !
Ce soir-là elle n'est pas repartie chez elle. Elle a commencé par préparer
pour nous deux un délicieux repas, et ensuite elle est restée à la maison
pour la nuit. Bien sûr, on a de nouveau fait l'amour, et nous nous sommes
endormis côte à côte, complètement épuisés, mais apparemment réconciliés
sur l'oreiller.
Je me dépêche de faire la vaisselle et de ranger la cuisine. Je rentre
dans la chambre, et je me dénude entièrement. Sophie est en train de lire,
négligemment allongée sur le lit. Elle porte une ravissante nuisette rose
ultra-courte, qui ne cache rien de sa brune toison pubienne. Rien qu'à
la voir, pulpeuse, épanouie, je sens déjà ma queue qui se dresse. Dans la
main droite, elle tient un petit livre de la collection Arlequin. Elle est
abonnée à cette collection, dont elle reçoit plusieurs exemplaires chaque
mois. Elle adore cette littérature, et en fait une grande consommation.
Elle ne se lasse pas de lire les aventures de jeunes héroïnes méritantes qui,
à la fin de l'ouvrage, finissent par trouver le Grand Amour, après de
multiples épreuves aussi diverses que prévisibles.Elle lève les yeux, me sourit.
« Va me chercher un verre d'eau, mon lapin. », me demande-t-elle.
J'obéis. Elle sirote son verre lentement, puis me demande de m'occuper
de ses pieds. Je sais ce que ça veut dire, j'en ai l'habitude. Je m'agenouille
devant le lit, et sans rien dire, je commence à lui masser les pieds, les
chevilles, les mollets. Elle reprend sa lecture, qui accapare toute son
attention, et de temps en temps elle laisse échapper un commentaire indigné,
« Oh quel salaud celui-là ! » qui bien sûr ne s'adresse pas à moi, mais
très certainement à l'un des odieux personnages dont les manigances tentent
de briser le bonheur de la courageuse héroïne.
Toutefois, à en juger par les légers soupirs d'aise qu'elle laisse parfois
échapper, je sais que Sophie apprécie mon massage. Elle a posé sa main
gauche sur ma tête et, tout en continuant sa lecture, elle me caresse
doucement les cheveux. Enfin, après un temps qui me paraît interminable,
elle pose son livre, me saisit la tête à deux mains et attire ma bouche
tout contre sa chatte. Pas besoin de faire un dessin, je comprends tout de suite
ce qu'elle désire. Après plusieurs années de pratique, ma langue connaît
bien son minou, et est devenue experte dans la manière de lui faire plaisir.
Ses gémissements, qui ne tardent pas à se déclencher, me donnent du coeur
à l'ouvrage. Finalement, elle se dégage, retire sa nuisette, m'attire sur
le lit, me retourne sur le dos, et vient me chevaucher, dans cette position
d'amazone qui lui est familière. Ma queue fermement érigée glisse comme du
beurre dans son fourreau vaginal complètement mouillé. Elle pose ses deux
mains sur mes épaules, et commence lentement son mouvement de va et vient.
Mes mains caressent ses fesses, son dos, ses seins gonflés. Son rythme,
d'abord lent, s'accélère peu à peu, et elle commence bientôt à haleter. Je
retiens le plus longtemps possible l'instant de ma propre jouissance, et
ce n'est que lorsque je la sens vraiment au paroxysme de la jouissance que
je me laisse enfin aller. Mon propre orgasme, longtemps différé est explosif.
Nous sommes maintenant couchés côte à côte, nos sexes se sont désunis,
la lumière est éteinte. Sophie, pelotonnée contre moi, a posé sa main sur
la mienne. Comme toujours après l'amour, elle devient sentimentale. Son
vocabulaire se ressent de ses lectures favorites ! Elle me parle doucement,
tendrement, d'une voix voilée, un peu rauque.
« Mumm ! Mon trésor chéri à moi ! Tiens, tu ne sais pas, je vais te dire une
chose. »
« Oui, quoi donc ? »
« Je pense à la première fois que je suis venue chez toi. Tu te rappelles?
Tu cherchais une femme de ménage. »
« Oui, bien sûr, comment pourrais-je avoir oublié ? »
Elle a un petit rire de la gorge. Sa main se resserre sur la mienne.
« Tu étais trop mignon, mon petit toutou joli ! Dès que je t'ai vu, dès
la première seconde, je suis tombée amoureuse ! Je t'ai vraiment voulu pour
moi, tu sais, mon amour ! »
Son petit toutou joli ! Ce sobriquet, qui se veut affectueux, est plutôt
humiliant pour moi. Mais en fait, n'est-ce pas ce que je suis devenu, un
toutou docile, un jouet entre ses mains ! Ai-je vraiment choisi ma destinée,
ou l'a-t-elle choisie pour moi ? C'est pourtant vrai qu'elle m'a voulu
pour elle, qu'elle m'a conquis, et avec quelle vigueur ! Mais après tout, dois-je
le regretter ? N'est-ce pas mieux ainsi ? Connaîtrais-je une sexualité
aussi brûlante avec une épouse plus conventionnelle ?
Je lui rends la pression de sa main, que je porte dévotement à mes lèvres.
Je sens son corps collé contre le mien, et malgré nos récents exploits
amoureux, ma queue a de nouveau un début d'érection. Mais bien sûr c'est
fini pour ce soir, sa respiration régulière me fait comprendre qu'elle
est sur le point de s'endormir.
Sophie était possessive, autoritaire, et son amour pour moi était
envahissant. Par un curieux renversement des rôles, j'étais littéralement
mis en tutelle par mon ombrageuse femme de ménage, et je n'arrivais pas
à m'en dégager. Elle surveillait même mon emploi du temps, mes sorties et mes finances ! Certes, elle ne m'avait pas menti en me disant qu'elle était
économe, et c'est vrai qu'elle savait tenir un budget. Mais je n'avais
pas prévu que son zèle irait jusqu'à surveiller mes propres dépenses, et à
éplucher mes extraits de compte !Ma vie connut un nouveau tournant un samedi matin vers 11 heures. Sophie, qui venait de relever le courrier, fit irruption dans mon bureau, tenant à la main un extrait de compte nouvellement arrivé.
« Dis-donc, mon poulet, c'est quoi ces 149 Euros que tu as dépensés le
11 octobre ? »
« Fais voir. Ah oui, je me suis acheté une nouvelle imprimante.
« Mais t'en as déjà une ! »
« Oui, mais elle a déjà cinq ans, j'en voulais une plus moderne ! »
« T'aurais dû me demander ! Ça va me manquer à la fin du mois ! »
« Ça c'est la meilleure ! C'est moi qui paye, non ? Je n’ai quand même pas
de comptes à te rendre ! »
Pif, paf, la paire de gifles a jailli, très sèche, alors que je ne m'y
attendais pas.
« Comment ça, pas de comptes à me rendre ? Qui c'est qui s'esquinte à faire bouillir la marmite ? »
Je ne sais pas ce qui m'a fait réagir violemment cette fois-ci. Pourtant
j'avais déjà supporté sans broncher bien d'autres brimades de Sophie, mais
là ces deux gifles me semblaient tellement injustes qu'elles m'ont rendu hors
de moi. J'ai perdu un moment le contrôle de moi-même.
« Oh par exemple ! », me suis-je écrié, furieux, en lui rendant sa claque.
Puis je l'ai repoussée violemment en arrière, réussissant à la faire
trébucher, mais elle s'est relevée aussitôt pour contre-attaquer. Hélas
ma riposte spontanée n'avait servi qu'à la mettre en rogne. Cette fois encore, dans le court combat qui a suivi, elle s'est montrée plus rapide et plus efficace que moi.
« Espèce de salaud, tu oses frapper une femme ! », a-t-elle hurlé avec
indignation. Au début j'ai essayé de me défendre, de rendre coup pour coup, mais j'ai presque aussitôt été débordé, sans réaction sous le déluge de coups très lourds et très douloureux qui s'abattaient sur moi. Elle n'
hésitait pas à taper là où ça faisait vraiment mal, et moi mes poings ne
rencontraient que du vide. Affolé, recroquevillé sur moi-même, cherchant
à protéger mes parties sensibles, j'ai crié, je l'ai suppliée de s'arrêter.
Ses ordres ont alors fusé :
« Vilain garçon !. Tu vas l'avoir ta fessée !. Tu l'as bien méritée !.
Baisse ton pantalon !. Enlève ton slip !. À quatre pattes !. »
« Mais enfin Sophie. »
« Tu te dépêches oui ? »
Elle était debout devant moi, main levée, terriblement menaçante. J'avoue
que j'ai eu peur que la terrible correction reprenne sur le champ, et je
me suis hâté d'obéir. Elle s'est alors installée à califourchon sur mon dos,
et elle s'est mise à me tambouriner du plat des deux mains sur les fesses
avec beaucoup d'énergie.
Bien sûr c'était horriblement humiliant pour moi, mais en fait la douleur
n’était pas si terrible, beaucoup moins en tout cas que les coups violents
qui avaient précédé. Elle tapait à mains nues, c'était certes un peu cuisant,
mais tout compte fait très supportable. C'était même carrément excitant,
et je me suis bientôt mis à bander. Au bout d'un moment les claques sont
devenues moins appuyées, et se sont transformées en tapes légères. Elle
m'a dit avec douceur,
« Bon, de toutes façons, maintenant que tu as acheté cette imprimante,
on peut plus rien y changer. Mais à l'avenir je veux que tu me consultes avant d'engager des dépenses, n'est-ce pas mon biquet ? ».
« Écoute Sophie, je trouve que. »
La main de Sophie me saisit les cheveux, et ma tête fut rudement tirée
vers l'arrière.
« Je t'ai posé une question, alors, tu réponds, oui ou merde ? »,
insista-t-elle en me tirant rudement les cheveux.
« Aaah, Aïe !. Oui, oui, d'accord, je ferai attention », ai-je bafouillé.
« Bon, c'est bien mon biquet ».
Tout d'un coup elle était toute souriante. Elle m'a aidé à me relever,
a passé ses bras autour de ma taille, m'a embrassé sur la bouche, puis a
introduit sa main entre mes cuisses. En constatant mon érection elle a
eu un petit rire. Elle m'a dit, taquine,
« Tu vois, vilain garçon, ça t'a fait beaucoup de bien, la fessée, tu bandes
maintenant ! Moi aussi je suis excitée, viens vite faire plaisir à ta Sophie
chérie ! »
J'ai rougi violemment, mais je n'ai pas protesté, et je l'ai suivie dans
la chambre, le pénis fièrement dressé. Elle s'est déshabillée lentement, puis
s'est couchée en travers du lit, pieds posés au sol, cuisses écartées, en
position pour le cunnilingus. J'ai vite retiré ce qui me restait de
vêtements, je me suis agenouillé devant son sexe ouvert et ma langue s'est
mise en action. La jeune femme mouillait abondamment, et elle n'a pas été
longue à commencer à gémir. La séance a été très longue, beaucoup plus
longue que d'habitude, et j'ai senti qu'elle jouissait intensément, à
plusieurs reprises. Elle crispait ses mains sur ma nuque, maintenait ma
bouche contre sa chatte, j'avais du mal à respirer. Ma langue commençait
à se fatiguer et à devenir douloureuse.
Quand enfin elle s'est calmée, elle m'a attiré sur le lit, et sans s'occuper
de ma queue dressée, elle est venue s'asseoir sur mon ventre. Elle m'a
embrassé tendrement sur la bouche, m'a caressé les cheveux, me donnant
plein de noms d'animaux. J'étais son joli petit canard, son chaton, son trésor en sucre, son adorable chéri. Mais elle a aussi ajouté, en enfonçant ses ongles dans ma main :
« Humm, c'était formidable aujourd'hui mon amour ! C'est vraiment super la fessée ! Tu as senti comme je mouillais, mon petit ange adoré ? Et toi aussi tu étais en forme. Je crois que je recommencerai très souvent ! C'était vraiment trop bon ! Mais ça serait plus pratique avec un martinet, au moins ça me ferait pas mal aux mains ! J'en achèterai un aujourd'hui. Tu es d'accord n'est-ce pas, ma poupée chérie ? »
Je ne sais pas si la “poupée chérie” était vraiment d'accord,
mais je ne pensais plus à protester. J'avais vraiment besoin de la baiser, là, tout de suite, plus rien d'autre ne comptait pour moi. Mais au lieu de ça, elle s'est relevée, a pris ses vêtements et est partie vers la salle de bains.
« Eh, où tu vas, on n'a pas encore fait l'amour ? », ai-je protesté, très
frustré, en la voyant s'éloigner ainsi.
« Pas question ! », a-t-elle riposté, « D'abord là je suis fatiguée, et
puis tu l'as pas mérité, t'as vraiment fait le con aujourd'hui ! T'as osé me
taper dessus ! »
« Je regrette, Sophie, j'avais perdu la Tête ».
« Tu pourrais perdre autre chose si jamais tu recommences ! Bon, je vais
faire ma toilette là ! »
Je faillis hurler de désappointement. Grâce à moi elle avait eu longuement
son plaisir, et moi elle me laissait tomber au moment où j'étais le plus
excité ! Je l'attendis quelques instants, fébrile, espérant qu'elle
reviendrait à de meilleurs sentiments, mais au retour elle était
complètement habillée. Il ne me restait plus qu'à aller me préparer à mon
tour, car il était l'heure de déjeuner. J'étais à peine sous la douche
que je l'entendis me crier à travers la porte,
« Bon, je pars mon toutou joli. Je déjeune au resto avec Marie-Laure et
après on va faire du shopping. »
« Tu me l'avais pas dit ! »
« Bon, je te le dis maintenant. Ne m'attends pas pour dîner, on ira sûrement
au cinéma, je rentrerai tard. »
« Mais Sophie, et moi ? »
« Toi mon biquet tu trouveras de quoi manger dans le frigo. Pour cet
après-midi, tu feras le ménage à fond. Tu n'oublieras pas la salle de bains
et les waters, qui ont besoin d'un bon coup de brosse. Tu feras aussi les
carreaux. Et surtout te branle pas, sans ça t'auras de mes nouvelles !
»
Et je l'entendis qui se dirigeait vers la porte d'entrée.
« Eh, Sophie, attends-moi ! », criai-je.
Je me précipitai, enfilai mon peignoir et sortis en coup de vent de la
salle de bains, encore tout mouillé, mais c'était déjà trop tard, elle était
partie. Elle avait même donné un tour de clé, et le temps que je retrouve
mon propre trousseau, elle était loin.
J'étais désemparé, frustré au maximum. Ainsi elle sortait avec Marie-Laure.
Je connaissais à peine sa nouvelle amie, bien qu'elle m'en ait parlé à
plusieurs reprises avec chaleur. Je savais seulement qu'elle était employée
dans un snack. C'était une blonde un peu ronde, bien faite, assez jolie.
Sur le moment j'éprouvai un vif sentiment de jalousie. J'étais affreusement
vexé que Sophie me préfère la compagnie de cette fille ! Puis à la longue je
finis par me calmer, je me raisonnai. Après tout, pensai-je, il n'y avait
rien d'anormal que la jeune femme ait envie de sortir de temps en temps
avec une amie.
Bon, ce n'était pas tragique. De toutes façons, j'avais de quoi m'occuper
cette après-midi, à commencer par mon travail pour le lycée. Je m'y suis
mis aussitôt, après avoir sommairement déjeuné avec ce que j'avais trouvé dans le frigo.
Mais j'étais déconcentré, je n'arrivais pas à avancer, mon esprit revenait
constamment à cette étrange matinée que nous venions de vivre, et à la
nature de mes relations avec ma femme de ménage. J'avais conscience que
rien ne serait plus jamais comme avant. J'étais bien obligé de reconnaître que cette fessée, loin de m'éloigner d'elle, m'en avait au contraire rapproché, et m'avait violemment excité. Sophie le savait aussi, c'était évident, elle n'avait pas pu ne pas remarquer mon érection. Et je devais bien constater que ça me plaisait aussi. Avant de la connaître, je n'avais à aucun moment soupçonné mon goût pour la soumission. Mais ce mélange d'érotisme et de violence me rendait fou, et j'étais vraiment très amoureux de celle qui, progressivement, était devenue ma Maîtresse dans tous les sens du terme.
Toutes mes réticences du début avaient fondu, j'étais follement amoureux,
plus rien d'autre ne comptait pour moi. Et dire qu'à un moment j'avais
envisagé de la licencier, de me séparer d'elle ! Mais en avais-je vraiment
eu l'intention ? À y bien y réfléchir, je n'étais pas sincère avec moi-même.
La preuve c'est que je n'avais rien fait pour l'inciter à partir, et j'
aurais sans doute été très malheureux si elle m'avait quitté.
En tout cas, si je voulais avoir une petite chance de baiser ce soir, il
valait mieux qu'elle soit de bonne humeur en regagnant le logis. En
conséquence j'avais intérêt à faire ce qu'elle m'avait demandé. J'évitai
donc de me masturber, malgré la forte envie que j'en avais, et pour ne
plus y penser, je me mis à faire le ménage avec application. En même temps que je frottais les vitres, m'attachant à obtenir une propreté parfaite, je pensais avec un sourire crispé qu'au départ, si j'avais engagé Sophie, c'était pour qu'elle me décharge des tâches ménagères qui me rebutaient. Or aujourd'hui c'était moi qui me tapais le nettoyage complet de l'appartement, et c'était ma femme de ménage elle-même qui m'en avait donné l'ordre ! Quelle dérision ! Etrangement, cette pensée me fit de nouveau bander.
Lorsque j'eus fini de tout briquer, il était vingt heures passées. J'ouvris
alors le tiroir de la commode, y trouvai la plus jolie nuisette de Sophie,
y donnai un coup de fer, l'humectai d'une touche de parfum, et je la posai
amoureusement sur le lit. J'admirai mon œuvre pendant une minute, puis
allai dans la cuisine pour me confectionner un sandwich et manger une banane.
Enfin, la conscience tranquille, j'allai m'installer devant la télévision
pour attendre ma femme de ménage. J'étais follement impatient, mon besoin de faire l'amour avait atteint un paroxysme.
Enfin, elle est rentrée vers vingt-trois heures trente. Je l'ai entendue
qui faisait le tour de l'appartement. Puis elle est revenue vers moi avec le
sourire, m'a ébouriffé les cheveux, et m'a dit, « C'est bien mon bichon, tu as bien travaillé, tout est bien propre ! ».
Elle a fermé la télé d'autorité, m'a embrassé, et on s'est vite retrouvés
au lit. À sa demande, je lui ai massé tout le corps, nichons, dos, épaules,
cou, cuisses, pieds, mollets, car, me dit-elle, elle était fatiguée après
une après-midi épuisante à courir les magasins. Je sentais sous mes mains
son corps souple et musclé en train de se détendre. Elle était pour une
fois sans défense, livrée à mes caresses, et j'en ressentais une allégresse
extraordinaire. Pendant que je pétrissais amoureusement son corps, mon
esprit vagabondait, développait des pensées folles qui alimentaient mes
fantasmes. Je sentais ma personnalité se diluer dans le néant, je n'étais
plus rien, je n'avais plus d'existence propre, ma seule raison de vivre
était de servir ma Déesse. Je bandais de nouveau avec vigueur, mais il
n'était pas question que j'arrête mes massages sans une invite de sa part.
Lorsqu’enfin elle s'est retournée, sourire aux lèvres, j'ai pris sa main
avec adoration et l'ai portée à mes lèvres. Dans un état d'exaltation
extrême, je lui ai avoué le plaisir que je prenais à la servir, à lui obéir.
Je lui étais reconnaissant d'avoir su me révéler à moi-même, ma place
naturelle était à ses pieds, j'avais vraiment envie de lui appartenir.
Je lui ai dit tout cela longuement, timidement, en bafouillant un peu. Ravie,
un peu étonnée, elle m'écoutait sans rien dire, se contentant de m'
encourager en me serrant fortement la main. Puis, après un long silence,
elle a conclu,
« Humm, c'est bien vrai tout ça, mon gros toutou à moi, tu le penses
vraiment ? Tu vas bien m'obéir maintenant, tu ne feras plus ta mauvaise
tête? J'y compte bien ! Gare à ton cul si tu oublies tes promesses ! Tu sais
mon trésor chéri, j'ai acheté un très joli martinet cette après-midi, pour
toi, et j'ai hâte de l'étrenner. »
Je baissai humblement la tête.
« Au fait, qu'est-ce que t'as dit tout à l'heure ? Où c'est t'y donc, ta
place naturelle ? », Me demanda-t-elle malicieusement.
« Ma place naturelle est à tes pieds », répétai-je, dans un élan d'
adoration.
« Eh bien va vite les lécher, mon chienchien ! »
Je me suis exécuté avec enthousiasme. J'étais très ému quand ma langue
s'est posée sur son pied. Elle m'a dirigé de la voix, me faisant sucer
alternativement ses plantes, ses talons, ses orteils, poussant de temps
en temps de petits soupirs d'aise. Moi j'étais attentif à la satisfaire de
mon mieux.
Enfin elle est venue me chevaucher et nous avons fait l'amour avec fougue.
Ce soir-là, j'étais si excité que je n'ai pas pu me retenir, et j'ai éjaculé
au bout de deux minutes. Mais contrairement à mes craintes, elle ne m'a
fait aucune remarque. Elle s'est couchée à mes côtés, est venue se pelotonner contre moi. Nous sommes endormis ainsi, serrés l'un contre l'autre.
À partir de cette journée, mon statut a été changé du tout au tout. Chez
moi, je n'avais plus d'employée de maison, mais une patronne exigeante.
Elle
me donnait de plus en plus de tâches ménagères à exécuter, se déchargeait
sur moi de l'essentiel des travaux pour lesquels je l'avais engagée, et
je
ne faisais rien pour m'opposer à cette domestication. Dès qu'elle élevait
la
voix, avant même de recevoir la première gifle, je sentais la panique me
gagner, et je finissais toujours par céder et par faire ce qu'elle exigeait.En fait, mon autonomie parisienne n'avait duré que quelques semaines, et
j'
étais passé presque sans transition de la tutelle indulgente de mes parents
à celle, beaucoup plus astreignante, de ma femme de ménage devenue ma
Maîtresse.
D'un commun accord, nous nous sommes mariés peu de temps après, au grand
désespoir de mes parents qui auraient préféré que j'épouse une fille plus
cultivée. Mais dès qu'ils ont connu Sophie, leurs préventions sont tombées,
et ils l'ont tous deux appréciée. Ma femme, qui n'a jamais eu de vraie
famille, est heureuse d'avoir trouvé des parents de substitution, elle
s'est
prise d'affection pour eux, et elle se comporte avec eux comme si elle
était
leur fille. Elle les embrasse, les chouchoute, elle est pleine de
prévenances, et n'oublie jamais leur anniversaire. Maman ne jure plus que
par elle. Sentimentale elle-même, elle s'est trouvé des tas de points
communs avec sa bru. Toutes deux dévorent des romans à l'eau de rose, et
se
les repassent l'une à l'autre ; elles regardent les mêmes séries télé ;
elles s'intéressent aux familles royales et aux déboires des pauvres
princesses, si malheureuses malgré leurs milliards ! Et il faut voir les
deux femmes, quand elles regardent ensemble de vieilles photos du temps
où j
'étais enfant !
« Mon trésor, comme tu étais adorable à cinq ans, avec tes boucles blondes
! », s'extasie ma femme en me tapotant la main, sous l'œil attendri de
maman.
Papa, est lui aussi tombé sous le charme, séduit par l'entrain, la
gentillesse et la gaieté de Sophie. Il me dit que je suis un heureux veinard
d'être tombé sur une épouse aussi charmante.
S'ils savaient ! S'ils connaissaient la vérité sur notre vie conjugale,
les
pauvres vieux en tomberaient à la renverse !
J'ajoute que Marie-Laure, l'amie de Sophie, a maintenant pris une place
importante dans notre vie. Elle est lesbienne, ma femme est bisexuelle,
et
elles sont tout naturellement devenues amantes. Les deux femmes sortent
ensemble, et Marie-Laure vient souvent chez nous. Lorsqu'elle passe la
nuit
à la maison, elles prennent toutes deux le grand lit, et je suis relégué
dans la petite chambre. Le matin suivant, je dois leur servir leur petit
déjeuner au lit. Marie-Laure, timide au début, impressionnée sans doute
par
mon titre de professeur, a vite pris de l'assurance en voyant Sophie me
traiter comme un larbin. De plus, en plus, elle-même a tendance à me donner
des ordres, et à me considérer comme le domestique de la maison.
Je m'accommode de cette situation, il faut bien, mais quand je les vois
s'
embrasser ou se caresser devant moi, j'avoue que je ressens un petit pinçon
de jalousie. Je ne participe jamais à leurs ébats, mais le plus souvent
elles me laissent regarder, ce qui est très excitant pour moi. Parfois
pourtant ma présence les agace, et Sophie me dit sèchement,
« Qu'est-ce que t'as à nous mater comme ça ? Tu n’as donc pas de copies à
corriger aujourd'hui ? »
Je me retire alors dans mon bureau, et je m'avance dans mon travail de
lycée, jusqu'à ce que Sophie me rappelle,
« Dis donc, mon petit toutou, prépare nous du café ( ou un verre de vin,
ou
l'apéritif, ou un rafraîchissement) et viens nous le servir au salon. »
Marie-Laure me demande alors différentes choses, de sa petite voix flûtée,
« Stéphane, le café n'est plus assez chaud, va vite en refaire du frais
» ,
ou encore, lorsqu'elle est sur le point de partir :
« Stéphane, va me chercher mon manteau! Aide-moi à enfiler mes bottes !
».
J'obéis sans discuter, sous le regard approbateur de Sophie. Je sais que
mon
épouse me châtierait durement si je me permettais de ne pas satisfaire
son
amie.
Aussi étrange que soit notre union, elle semble plus solide que beaucoup
d'
autres. Sophie a tant souffert dans toute sa jeunesse de l'insécurité,
de l'
instabilité de ses familles d'accueil, qu'elle a envie que tous les deux
on
forme une vraie famille soudée, à l'instar de ses héros de romans. Il n'est
même pas impossible qu'on ait bientôt des enfants. Mais dans notre cas
la
charmante héroïne serait plutôt du genre “Mère Fouettard”, et
elle me fait
marcher à la baguette. Heureusement qu'en général elle ne se montre pas
trop
dure avec moi. Certes je suis régulièrement battu, mais il s'agit presque
toujours de simples gifles, ou bien de fessées érotiques au martinet, à
mains nues ou au paddle. Ces fessées sont cuisantes, douloureuses, surtout
avec le paddle, mais elles constituent néanmoins un excellent prélude à
l'
amour. Elles nous excitent tous les deux, et accroissent notre plaisir.
Quant-aux véritables dérouillées, stressantes et douloureuses, qui me
laissent rompu pendant plusieurs jours, j'y ai parfois droit, je les crains
comme la foudre. D'autant plus que, le jour même de notre mariage, ma
charmante moitié a fait l'acquisition d'une cravache, et elle n'hésite
pas à
s'en servir quand elle le juge nécessaire ! Mais ces corrections, destinées
à me punir ou à m'assouplir, sont devenues assez rares, et j'ai appris
à
user de diplomatie pour les éviter.
Tout compte fait, j'aurais tort de me plaindre, car finalement j'ai accepté
librement cette sujétion qui comble mon goût réel pour la soumission. Certes
je dois être docile, et Sophie me le fait bien sentir chaque jour. Mais
même
si je suis rudoyé, je ne suis pas mécontent d'avoir abandonné à mon
énergique épouse les rênes du ménage, elle s'en acquitte fort bien. J'ai
pour ma part suffisamment de responsabilités au lycée. Sophie n'est pas
une
dominatrice froide. Je suis vraiment son mari, pas son esclave, et tant
que
je fais ce qu'elle veut, elle est très gentille avec moi, caressante,
affectueuse et aimante.
Mon statut d'objet sexuel est infiniment agréable, j'adore me livrer à
ma fougueuse amazone en restant passif, me contentant de la caresser pendant
qu'elle se fait jouir longuement. D'ailleurs, sauf quand elle veut me punir,
elle n'oublie pas mon plaisir après avoir pris le sien, et c'est d'autant
meilleur que l'attente a été plus longue.
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